THESE pour l’obtention du
grade de docteur en Sciences médicales
Soutenue par le docteur Belkaid Mohamed
Imadoudine le 26 juin 1994 à Alger
Directeur de thèse : Professeur P. Colonna
La prévalence des marqueurs
du virus EBV sur des ganglions de 89 patients ( pts ) hodgkiniens, 68 algériens
( Al ) et 21 français ( Fr ), diagnostiqués entre 1990 et 1993 a été étudiée
par la mise en évidence de la protéine latente de membrane ( LMP ) sur coupes
paraffinées et sur empreintes ganglionnaires, par hybridation in situ ( HIS )
utilisant les sondes EBERs et Bam HI ‘’W’’ mettant en évidence respectivement
le RNA et le DNA viral et par PCR.D’un point de vue technique, l’hybridation in situ utilisant la sonde EBERs est la méthode la plus sensible et la plus spécifique pour la mise en évidence de l’EBV dans la maladie de Hodgkin. La discordance des résultats entre la PCR et l’HIS peut être due à une moindre sensibilité de cette dernière technique, et/ou à la présence de l’EBV dans
les cellules lymphoïdes avoisinants les cellules de Reed-Stenberg ( CRS ). L’hybridation in situ utilisant la sonde EBERs est plus sensible à celle utilisant la sonde Bam HI "W" du fait du nombre de copies d’ARN plus élevé que le nombre d’ADN dans une même cellule. L’immunocytologie pour la mise en évidence de la LMP est plus sensible que l’immunohistologie.
Sur le plan histologique, dans tous les cas, Fr ou AI, et quelque soit la technique utilisée, l’EBV le plus souvent retrouvé dans le type CM.
Le nombre important de cas AI EBV-positifs, essentiellement chez l’adulte jeune, pourrait être lié à l’âge de la primo-infection, plus précoce en Algérie qu’en France.



















